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Dans le vide du jour, il y a ce sexe. Tendre et raide. Ce sexe tendu dans mes mains, rondeur lobée, désir brillant.

Autour, le corps d’un homme. Un sourire étonnant, comme supplice.

Goûte, goûte donc. Passe le doigt le long de la hampe, glisse doux.

Je fais.

Comme la soie.

Emmêle tes ongles dans les poils, dépose un peu de ton parfum sur sa hanche, ton épaule contre sa cuisse, bouche coulisse.

Là, un arrondi, un sein. Autour de la mamelle, une langue rosée, un peu d’amour tendre.

Ici un genou, qu’une main électrise.

Là, deux fesses qui se frôlent, dos et cul rond, taille papillon.

Il y a les peaux et les humains, des heures d’émoi, le plaisir, tu sais ?

Il y a le monde et une femme qui jouit, il y a le silence après la nuit.

Et puis le clapotis. Un ventre humide autour d’une bite. Un sein tété par une bouche rouge très rouge. Une joue bleue frôlant un gland, un sein blanc sous mes ongles vernis. Le jus qui coule du sexe velours, le sel et le sucre, l’amour, les culs… C’est beau.

Arrête avec ta haine, t’es con.

1 Comment

  • Lire de tels émois ramollit les rancœurs et ravive le soleil. Merci Nora
    Relater si joliment ce que je ressens ferait de toi mon écrivain de choix.
    De jolis mots similaires me viennent en pleine extase. Les couchers à froid est plus difficile.
    Mais possible, parfois, durant des moments de lumière intense et durable.
    Lorsque j’y parviens, nous redoublons de plaisir dans la tendresse qui joue les prolongations.

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