A temps

Et les corps affamés, le ventre qui se tord d’envie, donnez-moi de ce sexe que j’aime tant. Donnez moi de ces doigts qui me rappelle à la vie, donnez moi de cette bouche lèvres douces dévorance plaisir.

Je ne veux rien oublier.

Ni les larmes, ni les chatons.

Ni l’ivresse pour dissoudre.

Ni l’amour, absous.

Vice et vertu je suis, l’âme pure et corps salace je veux tout.

Et je sifflote l’alanguie découverte, votre peau chemise la mienne, mon cul nu sur vos doigts, impatience.

Les heures attendues, et les monts m’émerveillent.

Petite langueur à votre bouche qui picore mon cou, à votre langue qui visite l’ouïe, aux impatiences entre mes cuisses, à vos lèvres pleines sur mon sexe creux.

 

Il y a, Darling, aux heures d’attente, des parfums enivrants. Retracer le chemin de vos vertèbres, de mémoire. Le creux, la tache, l’attache. Le lien, cuir. Nous. Il y a le chemin, et la peau qui s’agace du vent. Les seins comme volcan, souffle court, je veux fermer les yeux, compter jusqu’à trois et baiser là. Baiser. Un, deux, et puis l’heure, dix, mille et l’amour. Et la peau enfin sous vos doigts, et l’absolu des étoiles, quand l’humide de la soie, quand le rose s‘écarlate, quand votre courbe se fait droite, reprend ses marques dans mes terres farouches, laboure et ensemence, corps fertile de joie. Chair palpitante exulte, devant nous les heures gourmandes, et tendre la nuque, fermer les yeux, frémir.

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