Ammansire

Nos timidités sont aussi maladives que leurs élans de folie.
Et la fragilité…
Ecoute le désir du corps qui murmure, discret, délicat, l’éclat de l’émoi. 
La soie glisse comme voile, la dentelle et les reins, oh, ces reins qui dansent, folie douce, et l’oubli, oui, l’oubli.
Ecoute ta main qui suit le chemin vers moi. Ca moite, ça luit, perle rare sous tes doigts, velours et chair.
Entre mes seins, entre mes rêves, tu voyage de mots, tu caresses imaginaire, tu exultes de possibles. Et ta bouche mange ma vie.

Violoncelle et mémoire dansent des ballets indécents entre mes reins et l’espoir.
Tu tiens l’archet, avec une délicatesse maladroite.
Du sein aux côtes, tu dessines l’envie, de la soie sous ta bouche.
Un do magnifique vibre sous tes doigts, à mi dos réclame plus, mélodie larvée de nostalgie, émotion si la tu voyages contre moi.

Je peux fuir au dedans, fa si la, c’est ma ruse pour ne pas tout donner, ne pas espérer les suites, les faims sans fin, da capo magnifiques.
La mi, la mi, la mi, l’accord qui me transcende en ces jours d’impatience…
Comme l’essence, comprendre et accueillir, corps, désir, veille délicate, la peau entre mes mains, la peau à nourrir d’émoi, à réconforter.

Pose tes vies entre mes heures, et goûte simplement, la mi ré, mes mains sont l’archet, tes râles la musique.

Laisser un commentaire