Après la nuit noire.

Jeter l’espoir du haut d’une tour, accroché aux parapluies qu’on n’a pas ouverts, empaler le ventre de la suivante de la même façon, ou pleurer sur une vie, ou tout cela peut-être.

Jouir de concert, oublier de parler, me raconter l’amour, pleurer la musique, rougir à mes yeux, voler un peu de mon âme, jouir dans ma bouche, sur mon ventre, dans mes mains, penser que je comprendrais, confondre la sagesse et le mépris, déchiqueter l’enchantement.

Cela vous est permis, cela vous appartient.

J’ai choisi les terres de vos peurs douces, et j’ai enflammé vos nuits, pour décider de vivre, tardivement, à ma peau fidèle. Chaque pas vers vous était volontaire comme une île, je n’ai de regret que pour les amours vaines. Et encore, elles m’ont appris…

Au jour de ce matin, j’ai l’image d’une peau, qui hante mes vies douces. Une peau partage, une peau solaire. Une peau réinventée, comme la dérive des mers, une peau tramée, ou une peau en pointillés. Votre peau.

J’ai le rêve facile, de votre chair je réinvente l’émoi, et les étirements jouissifs. J’invente la tension et le mot silencieux, le sourire à votre bouche qui chuchote dans la cohue, le regard sur vos lèvres, le frisson dans le cou, la pétillance secrète.

Le jour amer cède la place à la vie, au désir toujours, des sexes tendus vers les peaux fragiles, des peaux alanguies aux turgescences salées. Le jour amer … Le sel. Aux vies essentielles, garder l’attention. Vous confier mes vérités subjectives, mes émois à leur peau, mon amour à ses étincelles. Et puis sourire, parce que j’ai chevillée au corps l’ardeur et la joie, parce que jamais je ne serai sombre plus qu’un jour, alors que la noirceur couvre mes soleils. Mes yeux sont trop avides de lumières, mon corps de frissons et d’extases, de communion d’âme –sincères ou factices, dans l’instant je m’en fous, j’en ai vécues de vraies belles, et c’est tout ce qui compte- pour se fermer à toujours.

La vérité, c’est que ma peau contient ma vie. Fais gaffe quand tu touches, c’est tout.

Et aimez-moi. Encore. Et encore. Et encore. Et encore. Jusqu’à demain.

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