Au petit matin

Arracher les étoffes, dénuder sa peau. Retrouver son odeur, comme un voyage nouveau.
Le sexe tendu sous le tissu, frôler. Approcher plus encore. 

Les hanches ondulantes. Impudique ballet des sexes qui se cherchent. 

Les lèvres, humides, entrouvrir. 

Glisser le gland comme on entrouvre une porte secrète, la grille d’un jardin fou. 
Prolonger le moment, où le désir s’incarne, où le sexe se gonfle, où l’abandon est urgence. 
Laisser le bassin s’envoler, dans des danses secrètes, sentir claquer la peau, les doigts sur la fesse. Trace.
Avaler les rêves et les humeurs salées, mélanger les bouches dans un duel sauvage. Sa peau, sucrée, les parfums de bergamote.
Dans la liberté de la nuit, là où le sommeil s’achève, vite, comme l’urgence du petit matin, je commence le jour avec ton sexe dans le mien.

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