Au vent


Rayon de soleil, rouge. Tissu, peu, vent, léger. Sexe, humide. Non, trempé.

Délaisser les routes banales du quotidien, provoquer les actes plus que les mots. Ne pas mettre de limites, et les exploser tout de même, dans un abandon impudique, imprévu, ou presque.

J’aime son odeur, sa peau, son sourire. La simplicité de l’instant me chavire, comme un frisson de soleil tendre, comme un doigt qui effleure ma chair, délicatesse vagabonde, joie noctambule, amant imprévu.

J’avance ma main vers ses fesses. Je ne sais pas la tornade de désir qui va déferler. J’apprends la douceur de sa peau, et l’odeur de son sexe. Les hommes ont plus de saveur après quarante ans, je n’en démordrai pas. En l’occurrence je l’ai mordu. Je l’ai goûté. Je l’ai léché de la pointe de la langue, comme une glace épicée. Je l’ai caressé. Expérience inédite, amant inconnu, à la voix silencieuse, jusqu’au soupir consentant d’un voyage lumineux, aux limites de mon sourire attendri. Je suis à la fois terriblement sûre de moi, d’une assurance paisible de celle qui connaît son corps, les talents de ses doigts et les frissons à sa langue nomade. Et à la fois intranquille, de l’inédit, de l’inconnu de sa bouche, de la découverte de son corps, de mes cuisses au grand air, de l’interdit jamais franchi, de la barrière morale que je vais exploser, du fantasme. Et parce que ce type me plaît beaucoup.

Au troisième orgasme, fantaisie spontanée, lui dire bonjour. 

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