Aube

Le jour n’est pas encore levé.
Le silence tout autour.
Un peu de la nuit traîne encore sur ma peau.
A quelques centimètres de moi, la main sur mon sein, le corps détendu, la confiance douce, il dort.
Je n’ai pas envie de bouger.
Pas encore.
Pendant un instant, je veux rester hors du monde, la peau nourrie par sa chaleur, les reins contre son ventre, les illusions intactes.
J’allonge les jambes et frôle ses pieds, vacarme du drap.
Mon dos se cale à son torse, son bras m’enserre, ultime armure.
A ma peau brûlante, son sexe s’éveille.
Je plaque mes fesses à ses hanches, emboitement parfait.
Il soupire en souriant.
Si je bouge, si je parle, si je respire, la magie va disparaître.

Il faut que le temps s’arrête.

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