Bouche

Entre tes pieds et les miens, il y a quelques centimètres. Ta tête penchée vers mes cheveux, une mèche frôle ta joue, le parfum du savon ou l’odeur du lit, je tends mon cou à ta bouche, ligne courbe, tes lèvres à la verticale de mon oreille, la clavicule, le frisson. Tes épaules à mes yeux, regard par en-dessous, regarde la louve, regarde encore tu peux. En cet instant précis, tu ne risques rien, je te vois beau comme personne. Mes seins contre ton torse, la rondeur contre l’os, écraser, ta main, arrondir, pétrir, lécher, sentir, frisson et la peau, les pores, la pointe tendue.

Nos genoux se frôlent et se mélangent, tes cuisses me pressent, nos hanches s’apprivoisent, se frottent, les poils qui se hérissent, le désir encore, tes doigts sur la chair blanche et puis rose, mes jambes fléchissent, tu murmures à mon oreille, ton sexe contre mon ventre, ton sexe que je sens droit, peau tendue, chair sanguine, ta main autour de ma nuque, tu me guides, mes jambes défaillantes, mes genoux à terre, mes lèvres entrouvertes. Je t’aime en silence, et tu gémis déjà.

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