Carne


Après le chemin du jour, un homme attend devant ma porte.

Il a les stigmates de ceux à qui je donnerais les secrets de mes hanches et les mots doux de mes yeux.

Ma chair absolue, mes abandons exigeants, entre ses mains d’abord.

Le sein pétri, sa peau comme un lit, fleur de désir au sel musqué, explorée, visitée.

Alors jambes et cuisses, élans épidermiques, et nourrir mes envies carnassières de cette peau d’émoi.

A l’instant où les bassins s’apprivoisent, quand les reins creusés ont oublié la fatigue, les fesses à l’arrondi absolu d’un sabre en faim, effleurer les ventres, la courbe imparfaite, l’inattendu voyage du velours caressé par l’urgence, l’errance de mes doigts entre ses fesses musclées, et puis.

La peau libérée, les sens à l’affût, la langue gourmande, bouche de l’ô, tendre la main, les doigts, la rosée dans sa main et lécher un peu de moi à la prochaine caresse.

Coller le dos au mur et chercher le froid, apaiser les brasiers tourmentés de mon ventre à ses lèvres audacieuses, accrocher la tête entre mes jambes quand le cri vient, soupir ou râle, et vertige de l’amour.

2 Comments

  • Vous prenez quelque chose avant d'écrire, ou est-ce seulement le suc des souvenirs qui vous rend si inspirée à chaque billet ? (et celui-là qui me met des étoiles dans les yeux et le boxer…)

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