De la vie

Il y a cette nostalgie du corps jouissant, comme si les soirs de solitude se berçaient des plaisirs de la veille ou du lendemain. Quand le voyage nous dépose au bord du champ, sérendipité du désir, et vos mains explorent mon corps. Vous me racontez les vallées et les monts, le creux de la clavicule,

Poétrique (1)

A nuit, encore rêveur, il se love dans ma main. Douceur parfaite de la peau, si fine, soyeuse. Le soleil levant. La grandeur du jour, éclaire ma nuit. Mes doigts sur votre sexe, comme un écrin tendre. Votre corps, si calme il y a un instant encore, frémit de l’éveil, et les reins s’étirent, et

Hors de l’eau

Comme le silence était venu. Sans prévenir, tu sais ? Après les éclats, les rires et l’ivresse, cette douceur soudaine était cadeau. Je suis de celles qui goûtent le vide, emmurée dans un château. Les jours sans paix, les courses folles, les luttes armées épuisent mes rêves, alors je m’étais tue. A court de mots, je

Nuit d’hiver

Avant que la lumière vienne. Avant que le jour nous prenne. Je goûte nos corps, paisible silence de la nuit. Au loin, j’entends les premiers bruits de moteur, la vie qui reprend. Non, pas encore, je ne suis pas prête. Je veux encore un peu de noir. Je guette l’aube, le soleil et le sexe