Dans le miroir


Tu es debout face au miroir, ton corps proche du mien, nous nous regardons. Dans tes yeux, le désir, implacable, la joie de l’appétit, l’enfin du fantasme. Je suis à genou sur le lit, les cuisses écartées. Entre mes fesses, ton sexe droit attend que je sois prête. Je sens la chaleur de ta peau, et ton gland qui frôle les fronces de mes reins, rappelant son excitation, son désir, son envie.

Entre mes cuisses, la tête de cet homme, inconnu, jeune, celui qui sera au service de notre plaisir ce soir. Il m’excite du bout de la langue … Entre mon sexe et mes fesses, il glisse autour de mes orifices, dans un sacrifice polisson pas factice : le sexe dressé vers le plafond, il savoure ce rôle de support technique avec une application proche de la dévotion. Son sexe est trop gros pour la rose fragile, il sait qu’il ne pourra pas. Le tien lui, sera parfait, ce membre superbe dessiné pour tout explorer.

De ses doigts, de sa bouche, il se délecte avec délicatesse des fronces tendres et accueillantes. Tu me caresses le corps, dans l’impatience, tu explores les arrondis, les zones sombres, tu goûtes ma peau comme une découverte.

Allongé sous nous, il promène ses lèvres, suce et excite, et parfois même s’égare jusqu’à toi. Il prépare cette fusion douce et délicate. Ton visage sur mon épaule, tu regardes son érection, tu me demandes de le caresser, d’en sentir la vigueur, les reliefs nervurés. Le miroir nous renvoie cette image incroyable des corps imbriqués, moi agenouillée sur le lit, les cuisses autour de sa tête, et toi, debout derrière moi, collé à mes fesses, excité par mon cul, accroché à mes hanches. Il nous lèche tous les deux, goûlument.

Ton sexe percute doucement la rosace de mon antre, tandis que ton souffle dans mon cou me dit ton plaisir et ton excitation. Ton menton rape ma peau, virilité de verre, les mots que tu murmures  m’entraînent plus loin, sensation folle de l’abandon, être la reine et l’esclave, être prise et honorée. Ton gland de plus en plus affamé prend la place de ses doigts, au bord de moi, et mes fesses s’écartent doucement, sous sa langue, autour de toi, je suis ouverte, je suis offerte. Je me cambre encore, pour être juste à la hauteur de tes hanches, que d’un coup de rein tu m’enfournes. Je tends ma croupe, écarte la chair, je gémis du désir que tu me prennes, que tu t’enfonces, au-delà du seuil fragile. Tu avances un peu, tu es tout au bord.

Je me penche un peu pour te guider vers mes entrailles. D’une main, je caresse son sexe, partager le plaisir, je le branle tandis qu’il nous goûte encore. Et je te tends mon cul majestueux. Il te plaît, je le sais, dans ses courbes indécentes, tu me serres fort et y glisses doucement. Je tiens toujours à pleines mains le sexe énorme et solitaire, je voudrais qu’il frémisse sous nos yeux complices. Ton regard dans le miroir me dit comme ton membre, le plaisir qui approche, les vagues de jouissance. Les palpitations synchrones, les  semences perdues. Je te regarde convulser, tu agrippes mes seins de louve, et pinces leur pointe durcie.

Je jouis de sa bouche sur mon sexe, de ton gland qui fouille mes reins, je gémis, long râle impudique, souffle saccadé, plaisir puissant, la musique des peaux qui claquent, les peaux qui se parfument, tu es au plus loin de moi, provoquant ce plaisir rare, inespéré, qui me noie , l’absolu. La langue qui nous fouillait a cédé la place aux doigts, qui s’enfoncent en toi pour un plaisir plus fort, plus dense. Mélange des sexes, une main pour moi, un doigt pour toi, nous voyageons et sommes explorés, les mains inondées de l’eau du désir, l’explosion imminente, intense, je crie le désir, je crie le plaisir.

Alors ton sexe décide pour nous, impulsif, rude, il s’emballe et me soumet, j’aime cette sensation forte d’être à toi, sous ton emprise totale, tes bras qui m’enserrent. Tu me possèdes, tu prends et es pris, le double plaisir, le corps irraisonné, son doigt glisse en toi comme ton sexe en moi, il caresse le renflement de ton orgasme. Dans le miroir, je regarde ton plaisir. Je cambre les reins encore, et prends dans ma bouche le deuxième sexe, violet, impatient. Ma langue énerve son gland, ma gorge l’avale, tandis que tu me regardes faire, fier. Tu vois mon dos creux, mes fesses autour de toi, et ma bouche qui suce l’homme enfoncé en toi. Ma tête danse au rythme de tes mouvements, il goûte à toi à travers moi, tu regardes mes fesses blanches, les coups redoublent, tu t’agrippes et cries. Je me redresse pour t’entendre, tandis que le sexe de l’homme jouit dans mes mains.

La voix rauque, chant tabou, saillie parfaite, j’ondule et ploie, ton sexe palpite et exulte au fond du fond de moi, vite, fort, l’emballement extrême, le regard qui chavire, je crie « Baise-moi », et tu jouis plus fort, je crie « Encule-moi » et une salve puissante me remplit de toi, je suis fière et honorée, et j’exulte, sauvage, intense, vraie, sous toi, regards croisés dans le miroir.

Je me redresse contre toi, tu m’enlaces, tendrement. Derniers sursauts de plaisir doux, mots chuchotés, comme merci, comme j’aime quand tu me baises ainsi, comme j’aime te regarder jouir. Tes mains contiennent mes seins, je pose ma tête sur ton épaule. Abandon tendre. Nous roulons sur le lit, un sourire à l’homme ami, c’est entre nous que cela se dit maintenant, riant de nos folies passagères.

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