De sa voix


Arracher le cri.
De ta peau, de tes rêves, de tes abandons, arracher le cri.

Comme un aveu qui libère, sauvagerie nocturne de tout ce que nous ne serons pas, comme une peau qui suinte l’amour, et qui sent la mort aussi.
Comme nos rencontres éphémères au détour de trois mots,
Le poète a crié
et ma peau était à toi
Le poète a chanté
et mes oreilles étaient perdues, envolées aux songs de l’être.
Emballée par la trame, la fragilité imparfaite, et les cordes qui gémissent. 
Le long sanglot du désir inassouvi, les affres d’une rencontre percutée, micro sur batterie, cœur au rythme des saccades,
Mortes chairs alanguies, avez-vous oublié d’aimer l’enfant ?
Et les mains qui se serrent, et les regards qui se comprennent, et les cuisses qui se cherchent dans la nuit, le cri continue et je te devine, lointain, nu, érectile.

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