Deux heures

C’est l’heure des motos. La pluie tape le rythme sur la fenêtre, comme un fouet sur une peau tendue pam. Ma déraison se colore en orangé désir. Et nous sommes dedans pam pam. Dedans le regard, dans les mains qui s’évadent, dedans les chats sur les murets qui appellent au sexe, dedans mon ventre ta verge curieuse, qui rythme pam pam pam pam pam pam peau lisse tes fesses m’émeuvent pam pam pam pam pam pam, la rue la vie, les bus, pense à tous ces gens tristes et gris, ta peau blonde pam pam pam pam pam pam écart écartée écartelée pam pam pam il faut que tu s’il te plait pam pam pam la sueur coule de ton torse sur mon dos, je plie les cuisses, ne pas crier ne pas gémir ne pas penser ne pas jouir pas déjà pam pam pam le téléphone sonne quelque part un enfant rit tu enfonces ta bouche dans ma nuque et pam pam pam et pam pam pam je n’ai plus de mot car la vague, il y a la pluie je crois le temps je crois de l’amour je crois pam pam et plus fort le lit craque pam pam pam ne dis rien ta respiration ton souffle tes dents pam pam pam ta main qui agrippe mon sein plus fort les ongles la pulsation la contraction la compression l’abandon un cri. Ne bouge pas plus demain.

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