Ecouter les moineaux

J’ai la chance d’avoir grandi et de vivre aujourd’hui dans une ville superbe. Un fleuve et une rivière, des arbres à perte de vue, du sol au ciel. Une ville au rythme humain, aux pavés mouillés souvent, aux arrière-cours qui résonnent des rires des gosses et des talents en ouvrage.

Et dans cette ville, explorée mille fois, de jour, de nuit, en larmes ou en soleil, j’ai rencontré des humains magnifiques. Parfois souvent, parfois moins. Je me laisse souvent manger par le travail, dans une urgence qui n’est pas la mienne, et asociale notoire, je me réfugie la nuit dans les mots plutôt que près d’eux. Ma faille, mes excuses. Chacun à son art travaille, et livre des bijoux.

Il y a quelques jours, pour guérir ma trop grande fatigue, j’ai replongé l’âme dans ces bijoux, ces émerveilles. Les musiques de mes amis.

Ce matin, je vous twittais les jolies notes de Loïc B.O., je vous raconterai un jour pourquoi je les aime tant.

Cet après-midi, je cajole ma nostalgie existentielle avec Vendredi13.

Parmi les trésors, il y a cette chanson, dont les rythmes échauffent le corps, offrant, une allégresse douloureuse, simplement les mots justes et vrais de l’auteur, Thierry Robrechts, la batterie comme le coeur vivant de Thibaud Petit, caché derrière ses caisses, les notes électros douces du beau gosse, Siddhartha Bjorn. Je vous la glisse là, discrètement, en espérant qu’ils ne m’en voudront pas trop. (Hé la Sabam, je veux même bien te payer une obole pour l’avoir partagée, envoie-moi la facture sans hésiter.)

J’ai choisi « La Chaleur », parce qu’elle me répare, me donne la pêche, me rappelle qui je suis. J’aurais pu vous balancer tout l’album, tant il éclaire et percute qui l’écoute. Je crains qu’il ne soit quasi introuvable aujourd’hui, à part dans les Points Culture. Si tu as l’occasion, lecteur, écoute-le. Vraiment.

La vie et la rivière ont bien coulé depuis. Et c’est heureux : d’autres aventures arrivent bientôt, pour cette nouvelle composition, “Moineaux”, avec et autour des mots de Thierry. Je connais le talent de François Borgers, aka Stigman, je n’ai aucun doute sur la qualité de ce qu’ils nous proposeront. L’inconnue viendra d’Olivier Calicis, dont je connais l’image mais pas le son. S’il met la même qualité dans ses riffs que dans ses raw, ce moment de musique s’annonce comme un instant de magie, de ces retrouvailles avec le ventre qui danse des mots qui disent l’essentiel, le beau, la vie.

Je ne sais pas vous, mais moi, le jeudi 18 juin, sur le coup des 18h, 18h30, je trainerai du côté de la rue du Collège à Namur, pour fêter la musique simplement, vraiment.

 Tout ce que tu donnes est à toi pour toujours. (T. Robrechts)


 Sur Twitter :

Thierry Robrechts

Olivier Calicis

François Borgers – Stigman

Sur soundcloud :  soundcloud.com/moineaux 

 Le concert : https://www.facebook.com/events/698106463645997/

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