Encore

C’est une journée à boire du vin blanc au fond du jardin, ou à faire l’amour sous la lune.
La délicatesse d’une brise légère, le frisson de la peau sous les côtes, comme une envie.
L’envie d’écrire, celle qui taraude le ventre, qui trifouille les entrailles heureuses et fait s’émouvoir le corps.
L’envie de votre sourire quand je vous embrasse, de vos convulsions tendres, de votre douceur à faire durer les heures.
Alors la chaleur sèche et je cherche l’humide, et votre bouche fraîche sur mon téton timide.
La fantaisie du jour qui finit, ajoutez un peu d’ivresse et le délicat désir se fera orgie.
Orgie de joie, étalée à l’air du ciel, et d’impudeur, nos corps nus sur l’herbe grillée.
Ivresse du glaçon, et des mots crus qui ravivent d’envie la chair marquée au souvenir.
Ivresse du vin léger, blondeur dans la pénombre douce, le fruit à votre bouche.
Des notes de guitare au loin, racontent sans doute un peu d’amour sauvage.
De celui qui se dévoile entre nos sexes, sans mot, dévorants ou généreux, le sel de vie.
Le vin nous fait rire, simplement.
La vie sourire, et la peau joie, un instant de parfait équilibre, une bulle de temps, oh oui, sourire à s’en éclater les rêves, à se sentir libres comme cette langue qui explore mes cuisses, et remonte vers mon ventre, vorace hameçon à plaisir, dérouillée de joie.
Et votre corps en rut, et refuser l’urgence.

Doucement.

Doucement empaler mon ventre sur votre sexe droit, et doucement glisser mes hanches vers le bas, et jouer avec la limite, quand sa tête percute l’émoi, et quand le frisson creuse mon sexe, et quand vous serrez les lèvres pour garder encore le contrôle en moi.
Et doucement, mais déjà, remonter, votre gland à la limite de mes lèvres, votre hampe humide de mon désir, et encore une fois vous guider en moi, du creux des reins au ventre plein.
Et la lune nous regarde, elle qui donne à ma peau les reflets de sorcières, quand je n’ai plus besoin de mots pour comprendre l’envie, quand vos reins se tendent, quand vos fesses abandonnent la partie.
Et doucement, doucement boire un peu de cette eau fraîche et vous goûter de ma bouche.
Et doucement, doucement retarder encore l’épilepsie fétiche, et quitter l’herbe sauvage pour la rivière, l’eau pure salée par nos sexes.
Etre, juste là, les corps sauvages, les bouches exhalant, les ventre jouissant.
Votre sexe abandon, votre langue devenue tendre, et ce regard encore, qui sourit d’indécence.
Encore, j’en veux encore.

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