Ephémère

Parfois d’un mot.

Parfois d’une audace.

Un murmure au cou, une main aux reins, le sourire volé, une madeleine.

Et le corps s’émeut. Ca commence souvent par ce léger picotement dans les seins. Chercher dans vos yeux, le sourire, la connivence. Marcher à rythmes conjugués, la danse des talons comme métronome à vos pieds, dans le froid les corps enlacés.

Parfois l’hiver, le désir me tient le corps en éveil. Ce désir qui ronge l’esprit tout en forgeant son acuité, la moiteur sous les étoffes, tout le jour, comme promesse incessante que les heures noires seront rouges.

A l’épaule souple qui valse dans les chemins, aux bras élégants mais polis sur les trottoirs, hanches qui frôlent et doigts enlacés, je vole un peu de votre odeur, goûter le cuir comme un alcool fort, respirer si fort, à vivaces mamelles, haletantes courbes.

M’enrouler dans vos bras, me plaquer à votre sexe, peau tissu tissu peau, domino d’envie de votre corps tendu. Et vous guider sans trop de mot au bord du lit. Vous mettre nu, à regard perdu. D’abord être bien, juste ici, jusque là. Puis être mieux. Je vous emmène sur un lent chemin. Je voyage sur vos rivages. Goûter votre verge alors que vos mains sont encore fraîches, réchauffer votre peau ici et là, le creux de votre bassin, le plein de vos fesses, explorer vos reins de mains souples et fermes, glisser la peau entre mes doigts, dénouer vers l’extase. Vous accompagner à frisson tendre, être bouche velours, être langue mutine, être seins dans vos mains, et gorge frémissante.

Un instant, une vie, être jouissance.

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