Factuelle

Je tourne et retourne tes mots dans ma bouche. Factuel. Factu elle. Fuck tu elle… Mais son ventre est affamé, tu n’en feras pas le tour, des fucks et d’elle, de moi, de nous… Nos doigts sur mon sexe. Nos doigts qui caressent les lèvres douces, nos doigts qui t’imagine, ton corps presque lisse, ta peau fraîche, ton goût d’homme. Nos doigts qui s’égarent dans le moite et le brûlant. Fuck tu elle. Penser ton sexe mâle. Mes mains sont ton ventre. Glisser en moi comme en nous. La chair qui s’écarte, le velours carmin, l’appétit qui explore, envie du frisson, rêver à toi. La main s’égare, et mon ventre frémit, comme si tu t’agitais, langue avide, bouche généreuse, mes cuisses cherchent tes mains et trouvent le vide, le coton des draps, les pieds nus. Les doigts emmêlés d’humeurs silencieuses, comme on se protège du vide, cherchent le point précis où tu n’existes plus, inconscience défardée, peau nue, seules ces pulsations du sexe sont le sens, le reste ne peut en avoir, abandon fugace de l’émoi, lucidité extrême et coupable, ma main dans mon ventre figure un sexe qui se fourvoie, apaise l’urgence, vite, fort, trop facilement. Factuelle isolée, fuck tu elle, fuck tue elle.

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