Féline


Les nuits sont écarlates dans nos partages indécents. Sa peau douce me dérive, je lui abandonne sans retenue mon âme, et mon cœur fragile. Quand sa main caresse mon cou, je suis louve et elle m’apprivoise. Quand sa bouche embrasse mon sein, je suis femme en miroir, je goûte à sa vie sur le fil, je respire les rêves à ses cheveux, j’aspire son souffle de femme fleur jusqu’aux replis de mon ventre, je suis son refuge et sa joie.

Dans nos nuits solaires, les mots se promènent, de ma bouche à son cœur, de son sein à mes doigts, de mon ventre à ses reins, de son sexe à mes lèvres. Je goûte l’acide féminité, j’explore les chairs rosées, j’en caresse du bout de la langue chaque nervure, et glisse sur son velours délicat ma bouche gourmande. Elle est celle-là qui gémit à mes doigts, quand son corps prend son envol, elle s’ouvre généreuse, ses cuisses s’écartent autour de moi, ses ongles agrippent ma tête pour conduire mes envies vers son plaisir.

Dans nos nuits d’abandon, elle est celle qui jouit dans ma bouche, et m’escorte vers le rêve, quand nos doigts se croisent dans mon sexe. Elle est celle qui d’une langue habile, provoque l’excitation suprême de mes courbes infinies, spirales sans issue des heures vénusiennes… Elle est celle qui sait où lécher mon ventre, quand se glisser en moi, celle qui aime mon corps mieux que le sien, parce qu’il y a l’amour en plus.

Dans mes nuits avec elle, je n’ai pas besoin de savoir qui d’elle ou de moi jouira la première, ni si elle préfère ma bouche ou ma main. Dans mes nuits avec elle, personne n’est l’homme : nous enivrons nos heures à la féminité totale, hermétique partage, je mange son sexe sans aucune retenue, à son plaisir dédiée, à sa jouissance absolue.

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