Jouons.

J’aime jouer. J’aime le sexe heureux, les rires , vos yeux pétillants, le corps joyeux, nos audaces intrépides. J’aime Darling la petite folie, cadenassée si longtemps, que l’âge, l’expérience et votre langue mutine ont libérée, cette folie que nous explorons, quand l’urgence apaisée, nous savourons le temps, les heures partagées. Notre étincelle.
Ma fantaisie, faire de chacun de nous l’amant parfait, celui qui, pour quelques heures frivoles, répond à tous les désirs, explore et nourrit toutes les fantaisies. A nos corps imparfaits, donner la pleine liberté de suer, de faillir, de s’égarer, de jouir, ooh oui, jouir. Et de retrouver votre peau, après cette longue séparation, et d’éteindre l’urgence, mon urgence Darling, de votre dard généreux, de votre bandaison magnifique, échauffer le corps, de l’étreinte la plus simple, de la jouissance la plus limpide. Aux mots d’amour laisser dire peau.

Mais de ces envies encore, de vous goûter autrement. Faire de vous et l’homme et la machine. Et le sexe droit, et la vibration, grave, basse. Partager mes fantaisies solitaires. Vous déshabiller, sans vous laisser le temps ni d’avoir peur, ni d’avoir trop envie. Il vous faut du calme, Darling. Ainsi nu, et surpris, vous êtes parfait pour la folie du jour. Laissez-moi donc vous embrasser, comme on promet la lune, et jouer de votre envie comme on s’invente fortune. Je mesure ma chance d’avoir amant si dévoué à la cause du plaisir.

A peau glissante, j’enfile sur votre sexe cet accessoire étonnant, qui nous promet mille étoiles. Vous êtes déconcerté, je le vois. Ne doutez pas, Darling. Votre sexe me satisfait pleinement, sans aucun de ces jouets colorés. Mais ce soir, c’est jeu de société.

Ma main souple sur votre membre, et caresses légères, éveillent votre envie. Enserré dans l’anneau bleuté, votre sexe rougit, devient dur comme bois. Mes lèvres quièrent à votre bouche l’humide et l’émoi, tandis que je souris d’une émotion vraie en léchant votre sexe, impatient. Et déroulez, mes reins, et dansez, mes hanches, l’homme aimé bande comme un roi, et d’urgence ventre réclame, ventre s’empale, et vous souriez de me voir impatiente, et votre sexe cherche l’humide, et je vais, et je viens, équilibre fragile, et vous vibrez dans mon sexe.

Vous êtes le jouet, corps entier. La vibration vous freine, tandis que mes sensations s’affolent. Je provoque vos reins, délicat mouvement du ventre qui cherche gland. A votre regard qui se perd, à votre souffle court, je sais que nous voyageons ensemble, et que la jouissance nous cueillera, que la vague qui me prend entre lèvres et ventre, puissante, pleine, vous emballera aussi, des reins au membre, et peau contracte d’envie, et votre sexe-jouet jouit, et ventre plein s’émeut de vous. Encore, mordre ma lèvre de plaisir, bouton de joie à bouton de commande, et votre jus goûte le sel et l’abandon.

Je veux me souvenir, Darling, de cet instant de liberté, de nos sexes exultant, de la légèreté. Comme une aventure infinie, à chaque extase me rappeler qu’un jour l’homme, pour me combler, est devenu jouet. Et depuis, savez-vous combien il me tarde de retrouver la sensation, l’émotion partagée ? A mots, de loin, je vous raconte et la mémoire et l’envie. Comme un jeu madeleine, un souvenir extraordinaire.

Me souvenir de votre sexe vibrant, et vibrer moi-même. Après le bleu d’homme, ce rose corail, phallique idole,  si loin de la couleur de votre chibre, a réveillé mille émotions. Les nuits partagées, les joies murmurées. Le jouet mue, d’accessoire à complice. Mon ventre affamé cherche votre souvenir dans ce gode indécent, qu’il y a quelques heures à peine vous maniez si joliment. Votre doigt dans mon cul et la tige mécanique contre mon émoi, vous m’offriez plaisir, comme on embrasse l’envie.

Et l’impudeur, Darling, l’impudeur de ma danse, empalée en deux points, les hanches affolées de vos yeux tendres, la couleur en fantaisie, et onduler comme la mer. D’abord de droite à gauche, chercher le contact, guider l’angle et la force, vos mouvements délicats. Réclamer plus, de vous, de la chose, de nous. Réclamer comme un dû l’extase, et à peine m’en vouloir, votre sexe encore humide de ma bouche, m’en vouloir de cet appétit insatiable, et de cette indécence. Regardez-moi jouir, regardez donc et bandez encore. De vos doigts aidez, de votre langue flattez, con et cul emplissez. Voyez la danse et le rire, inconséquents amants, aux fantaisies sans limite. Jouons, Darling, encore. Ooh oui.

 

Musique en écriture : Nusrat Fateh Ali Khan et Michaël Brooks : https://youtu.be/9txoSYr9nFo
A quoi pensais-je ? A ce sextoy en kit, “Ooh”, de Je joue, un jeu à partager, pour tout imaginer, que j’ai découvert en flânant dans ma ville, chez Lovely Sins. C’est pas de la pub, c’est de la complicité : j’adore leur façon de vendre du plaisir.

2 Comments

  • Salut, je découvre ton site par cet article magnifique, plein de poésie ! Je n’avais rien lu d’aussi beau sur internet depuis bien longtemps et je t’en remercie ! Je reviendrai suivre avec plaisir tes nouveaux récit. J’espère connaître une rencontre aussi poétique et excitante que ce que tu racontes si bien, juste deux personnes qui s’offre du plaisir l’un l’autre avec complicité, sans jugement, sans possession, simplement un partage de désirs et jouissances.

  • J’aime la façon dont vous nous narrez votre petite expérience de dinette érotique… Jouons et bâtifolons allégrement, le plaisir est un jeu avant tout!

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