La louve


Comme la peau moite, quand j’effleure ta nuque. Comme ma main autour de ton sexe. Comme mon sein qui frôle ton ventre, ta cuisse, des odeurs de sous-bois aux désirs d’abandon, je cède. Comme une rencontre entre hier et demain, comme tes mots qui visent mon sein, et touchent mon cœur. Je veux un présent infini, je veux la vie douce et encore ta main.

Le poil sur la peau se redresse dans un frisson, là-haut tout se mélange, les voix, les salives et la sueur, il y a du beau, il y a du farouche, et les lèvres brûlantes, émouvante sensation, entre rêve et abandon, l’extase de l’instant, mille fois renouvelée, les lèvres brûlantes et le corps affligé, renaître à ta bouche, aimer, exulter.

Peinture monochrome de ma peau sur la neige. Je cours nue, seins dressés, fière de rien, comme libre. Je suis debout, vivante et fragile, force indécente nourrie du désir, et tu cours avec moi, sur les sentiers des sous-bois, au fil des émois, le vent comme ta caresse, la douceur de mon sexe, l’appétit.

Le fil de mon envie se dessine à la craie, fragile, une pluie et tout s’efface… Dans l’odeur de la terre humide, je mange ta peau de baisers indécents, j’ai goûté la mort, je peux savourer l’amour et jouir, jouir encore dans les heures bleues de la forêt. Encore.

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