La sève


La tête sur votre épaule nue, je me pose et vous regarde un peu. Je suis venue redécouvrir la douceur de votre peau, sa chaleur, son odeur. La légèreté du regard, la pétillance de la joie, les retrouvailles allègres, le désir sourire.

Je me roule dans ces émois, libidineuses réjouissances, la joie des lettres… Ce soir, d’allégresse vous me faites la lecture, voyages imprécis, rêveries interdites, mes fesses sont votre pupitre. Inventez les mots pour dire, car je n’en ai pas assez, je risquerais de me répéter, à m’extasier follement sur votre sexe bandant, ses atours étourdissants, sa verge divergente, votre corps, mon amour. Lisez-moi donc ces vers interdits, ces dilemmes cornéliens qui vous habitent, entre m’aimer un peu ou me culbuter là tout de suite … Allons, venez-y ! 


Ce soir je déborde de joie, je suis la légèreté, je ne veux même pas penser. Je ne suis qu’un corps, et j’exulte, je parle avec ma peau, et vous dis le beau, ce que je vois de vous, ce que j’aime vivre et goûter, comment mon sein frissonne au passage de votre bouche, comment mon ventre s’offre à vos doigts agiles, comment la vie m’étreint, comment le sourire m’habille et comment je jouis. Ecoutez ma danse, elle dit pour moi les soleils et les nuits d’étoiles, écoutez mes yeux parler à vos cuisses, je vous dis le désir, je vous dis l’envie. 


Entrez sous ma peau, entrez dans ma chair, goûtez aux heures sans fin, aux nuits sans matin, le temps n’est pas le même quand vous voyagez en moi. Souriez donc, car je vous aime dans la joie. 

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