Lumière

Et ces histoires sont toutes les mêmes finalement. Un corps palpitant, deux doigts, un sourire. Une petite jouissance volée à la mort, être presque vivant, un instant. Et puis nous rattrape la médiocrité, et nous lasse l’ordinaire, les chemins sans fantaisie n’ont qu’une seule couleur, noir clair.

C’est la grisaille qui nous noie, l’hiver de pluie sans vent, l’oubli de novembre qui traîne jusqu’en février. Mais la joie et le jazz titillent mes reins, mais le swing et l’envie me secouent les méninges, déboulent du bleu dans une vie de perle pâle. Et légère envie, mes fesses contre vos cuisses, vos mains autour de mes seins. Danse, dis-tu. Danse, l’émotion sourire, danse le premier frisson, danse quand ma paume va et vient sur la hampe tendue.

As-tu vu la beauté de la courbe ? As-tu remarqué le grain léger de la peau, la rougeur légère quand le froid, le frisson et le duvet qui se dresse ? As-tu vu le rein ému, le flanc et les cuisses onduler sous ma main ?

Alors j’explore encore, du bout de l’ongle, de la pulpe du doigt. Et ton cou frissonne comme je souris. Tes bras s’ouvrent grand, comme ma bouche embrasse la clavicule. Le creux entre l’épaule et l’os. Délicieux triangle de peau lisse. Et redécouvrir les chemins de l’envie, encore et encore. Ces routes que nous partageons, nos frissons, nos égarements. Quand bouche perd la route, s’éloigne du nombril pour contourner hanches, quand ta fesse s’électrise de mes lèvres délicates. Quand sexe droit dit mieux que tes silences. Viens.

Et le désir s’émerveille, de nos peaux mélangées, l’en-vie simple, la joie.

A regarder ton corps, à jouir de nos doigts, à noyer ta bouche.

A regarder ta main qui caresse sexe, le tremblement qui te prend, jouissant face à moi, dans la lumière blanche des matins froids.

On ne dit jamais assez la beauté du sexe de l’homme.

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