Mais haut !


Ce soir c’est à corps doux que je t’ai savouré… Dans la lumière, dans l’envie légère de l’enfant, dans la sagesse hardie, non ! Chut… Ne dis pas.

Il est trop tôt pour parler de ces oublis volontaires, de ces heures arrondies où nos peaux se mélangent. Il est trop tôt pour raconter l’heure bleue où tu as goûté à mon ventre, aventurier sans peur qui ne savait à quoi s’attendre.

Et le petit matin est venu, où ta trique magnifique a explosé ma pudeur, dans un sursaut de joie, sourire d’un désir flamboyant, là où tout dort, oser l’affront des plaisirs. Savourer au corps encore assoupi l’appel de la chair, dormir avant d’aimer, et parler à ta peau, au sourire à tes yeux, à ce qu’il te plairait. Servir du bonheur sur un lit de coton.

Aux vies tièdes je laisse les demi-joies, et me régale d’un nous sans cesse émerveillé, d’un corps pourtant appris, vers une redécouverte… J’ose la difficulté de réenchanter la vie, devenir la fée à qui ton cul sourit, d’un instant, un soir, un hasard, déplier les mots de la ferleuse libre, je suis celle qui court sur les murailles pour rejoindre les désirs humains, les appétits réels, les bras ouverts, la peau fraîche, le corps sauvage des sens affamé. Je cours dans la vie, et la horde hurle, et les faux forts s’enfuient… L’intensité debout, je choisis d’être là, avec mes larmes imparfaites, aux émotions persistantes, et mes sourires lumières, tu sais bien, quand je danse.

Sur ton corps doux, quand je danse du ventre. Tu es l’étoile et je voyage, chevalière émérite, couronnée de ton sourire, quand tu bandes contre ma peau.
Tu étais là depuis longtemps, je te regarde encore, comme une première fois, comme une inattendue surprise au soir d’une vie. Je ne t’avais pas vu ce sourire depuis mille ans, et quand ma bouche embrasse ton cou, que mes seins frôlent ton torse, quand mes hanches s’élancent vers une jouissance enfin, je te regarde toujours. Quand ton sexe tressaute, et exulte dans le mien, après ces heures de jeu aux saveurs sucrées, quand ta peau frissonne, et que tes mains serrent mes doigts complices, je te regarde, et je souris.

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