Poésie pornographique

Lit blanc. Doux coton presque soie.

Homme nu. Renflement, déjà presque droit.

Le souffle doux entre mes lèvres aguiche sa peau. Une brise légère, de ces courants sympathiques qui apaisent les tourments de vie. L’épaule se relâche, l’homme sourit. Un frisson descend de l’omoplate aux reins, électrique fantaisie.

Les yeux fermés, toujours, il caresse du plat de la main, machinal, son torse, son ventre, sa hanche.

Je n’y suis pas, Darling.

J’habite derrière vos paupières.

Je ne suis que murmure salace sur le chemin de votre envie.

Soyez le spectacle et oubliez-moi.

Mon plaisir, aujourd’hui, vous regarder.

Comment votre peau frissonne.

Comment votre sexe, doucement, émouvant voyage, se gonfle et puis se tend.

Comment la larme de sel affleure l’envie, et le lent mouvement qui fait danser vos reins.

Et quand vos doigts effleurent votre cuisse, les miens goûtent le sel.

Quand votre torse se soulève d’un soupir, ma peau se fait moite vallée, plaine affranchie.

Quand votre paume englobe cette douce tête rosée, quand votre main flatte, titille, poigne et branle, mon ventre danse déjà.

A tango miroir,, ouvrez les yeux. Vos mains comme les miennes, approchent de l’émoi.

Vous donnez la cadence, je prolonge le pas.

Votre convulsion, grimaçe, abandon. Vous êtes magnifique.

Délice et distance, vous n’êtes qu’à quelques pas. Ce fauteuil de cuir est l’écrin de mon seul plaisir.

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