Souvenir

Je suis dans mon grenier, il fait frais. Il y a cette musique que j’aime tant, et le souvenir de vous. C’est plaisant. Mes cuisses rougies encore de cet improbable aventure, mes seins encore marqués de vos doigts.

Il y a ce parfum, entêtant. J’inspire, je prends le temps, je le savoure.

Ce parfum, je le reconnais. C’est l’odeur des corps mêlés, la fragrance des jouissances salées.

Vous n’êtes pas là. Vous n’êtes plus là.

Et pourtant vous êtes sous ma peau, vous êtes entre mes cuisses. Votre souffle s’est posé ici, et sur ma main je retrouve le goût de votre sexe. Paumes tremblantes, je redessine le chemin de vos caresses. Vous avez lentement déboutonné mon chemisier. Votre main a frôlé ma gorge. Tandis que vous détachiez les bas de mes cuisses, votre bouche était si proche, sur la peau fragile de l’entre-deux. Vos doigts ont voyagé le long de la dentelle vers la moiteur de mon sexe. J’y goûte encore votre miel.

Après la jouissance, la peau garde mémoire, et mes mains n’ont de cesse de réveiller l’émoi de l’étreinte, prolonger la joie, encore. J’effleure le calice, et je retrouve le plaisir de votre sexe dans le mien. Ma main insiste et s’évade, vous êtes revenu, et mon corps s’empale sur votre souvenir.

Garder sourire. Il y a deux jouissances à l’amour.

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