S’ouvrant, femme varie.

A l’heure d’ouvrir les cuisses, c’est à la plus grande intimité que je vous convie, à cet abandon des armures, à ces sourires de l’âme, à ces râles impudiques au plaisir naissant. 
Vous approchez la louve, et découvrez l’agneau. 
Prenez-moi par la main, emmenez-moi vers ces voyages sans destination, ces ivresses partagées, offrez-moi le meilleur de vos heures, quand il n’y a plus que votre peau et la mienne.

J’aime aux jours qui passent la conscience de votre désir, ce rappel à mon sein de votre regard indiscret, ces mots dessinés comme verges dorées. 
Au murmure de vos envies, ma bouche s’entrouvre, et ma langue humide esquisse caresse.

Ce sont là les promesses du corps, tandis qu’esprit voyage. 
Car vous le savez, n’est-ce pas, que c’est de mots avant tout dont mes rêveries se nourrissent. C’est à la joie de vos fantaisies racontées que mes reins réagissent. Quand votre voix me murmure votre bandaison magnifique, ma respiration s’accélère. Mes seins se gonflent et s’électrisent. Leurs pointent dressées cherchent votre bouche. Quand vos mots guident l’étreinte, avant même vos bras sur ma taille, je frissonne d’émoi.

A me tenir loin de votre peau, vous magnifiez ma faim. J’en deviens impudique, à vous tendre mon cul comme d’autres vous bécoteraient, à ne plus dire mot pour que peau s’exprime. Votre parfum salé, votre sexe dressé, sont déjà dans mes mains. 
Et pourtant, il me faut vous découvrir encore, intensément, vous lire et vous baiser, et vous parler d’amour.

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