Ta main

Entourer le sexe d’une main connue, d’un tissu fluide et soyeux.
Englober le gland, épiderme électrique, la rage et le plaisir autour de ta chair enflée. 
Partir seul, et vite, et s’attendre un peu, évasion nue, humidité de la peau, la veine qui affleure. 
Nuit lumière, de l’air entre les cuisses, encercler ta verge au creux de la paume, il t’en faut plus, deux, dix mille ou peut-être une. 
Eponger la sueur, les yeux ouverts, dévisager le déjà, arrêter tout, consumer l’indicible frisson, presser ton poing contre un mur, penser, contrôler, oublier, les à plat blancs, la déraison, la pendaison, la bandaison. 
Faillir un peu dans les gris,  parce que , et puis rêver plus loin, effleurer le velours, déflorer la main. 

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