Triade


Tu n’es pas ma peau, aux frissons alanguis, aux cicatrices mortelles, à l’encre noire. Tu la manges tu l’oublies tu la nourris tu peux jouir.


Tu n’es pas mes heures, au creux de cette bouche saturée de saveurs, fatiguée de mots propres, amère de renoncements. J’ai léché sucé embrassé salivé goûté titillé avec cette langue. Ton sexe.


Tu n’es pas mon soleil, brûlure douce, la réparation du jour, l’abîme superbe. Ne se protéger de rien. Comme si on pouvait se protéger de vivre.


Tu n’es pas ma nuit, réconfort absolu, détendre les muscles, délier les os. J’y ai mis un peu de bleu, parfois. Je préfère le coton, mais je n’aime pas le whisky.


Tu n’es pas l’amour, je me défendrais mieux.


Tu n’es pas mon sexe, tu n’es pas ma bouche, tu n’es pas mes rêves.

Mais qui es-tu ?

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