Un éclat

Aux creux, aux creux des reins des fesses et des bras arrondis,

JAMAIS

C’est un peu l’âme obscure, trouer le ventre, c’est même beaucoup

Aux rires fous des musiques décadentes, silence net, silente sept,

Eclats de soleil sur les murs autour, écoute le cri de mon plaisir, c’est un souffle d’abord à ton oreille attentive, et le souffle qui va et vient, et râle encore quand tu commences simplement, piston affamé et répétitif de la chair au trou, et le rayon, traverse regard, mange sourire, le rayon de l’abîme estivale, l’abandon incertain aux hanches dévorantes, but, bute, butoir, transe, transir, peur et froid, approcher le soleil, brûler la peau, la vaillance, la saillie, l’étreinte fusion, du sexe qui prend et donne, percute peau, chair et ventre, prendre, comme du vide et dire. L’humide traverse et dégouline, giclée fugace, épaisse, bleue presque.

Je suis étendue sur le dos, les cuisses ramenées sur mes seins, le ventre offert, tu me manges.

Extase ou hurlement, rythme incertain, cherche donc, et laisse-moi trouver le chemin qui me plaît, quand des doigts ou de la main, j’avale les articulations, les ongles au fond, comme une griffe charnue au creux du dire, la sueur qui vient sur ma lèvre, la salive qui vient dans mon sexe.

Jouir.

A ta bouche présent ultime, l’abandon de soi, ton corps comme un voyage.

Jouir.

Et dans un sursaut de dignité, le sexe dans rien, complexes émois du jour qui se fait nuit, sel et puis fruit, dur, tu cries.

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