Crue

J’ai la tête dans l’oreiller, je l’y écrase moi-même, visage pâmé paumé tu permets du corps avec lequel tu danses. Dans ma tête des millions d’étoiles, des explosions sans nom, dans mon ventre ton sexe.

Voilà, le cadre est posé. Ca vous convient ? A moi, pas. Bon, on tente autre chose.

Je regarde par la fenêtre. Les maisons s’éveillent les unes après les autres, les rideaux, loupiotes jaunes, les sourires ensommeillés. J’ai enfilé un de ces gilets de laine que tu aimes tant à même la peau, je respire à plein poumons l’air frais du dehors. J’ai les cuisses légèrement écartées, et tandis que j’admire le lever du soleil, tu goûtes à mon sexe la rosée du matin.

Non, c’est toujours pas ça. Ca ne sera jamais ça.

Parce que la vérité est toute crue. 


Je veux juste que tu bandes. 

Sur ma peau. 

Dans mon ventre. 

Entre mes fesses. 

Dans ma main. 

Sous ma langue. 
Entre mes doigts.
Dans mes cheveux. 
Contre mes reins.
Demain matin.

Je veux que tu bandes.

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