Lecture pour le dessert


Tu peux desserrer les genoux.

Tu peux ouvrir le poing.

Tu peux sourire, même.

Ma main frôle ton coude, tu prefererais ton sexe. J’ai tout mon temps. Coude.

J’ai choisis la soie grise. La courbe emballée comme cadeau, les bourgeons frissonnant contre la couture, la bretelle rebelle, et ce vin de Pinot. Grise.

Tu choisis les fruits marins, les saveurs d’Inde, le sel du jus de sexe. Téléphone.  Ça vibre,ça couine, tu résistes, plutôt que l’écran, caresse-moi. Sein.

Le bruit du satin qui effleure les bas, c’est mon étincelle, ma madeleine nue, c’est l’humide entre mes lèvres, l’ultime invitation.

Je te regarde. Gourmand. Vivant. Hésitant. Bandant. Vin,s’il te plaît, encore. Et sucre. Que nos lèvres collent un peu, dans d’écoeurants parfums de chocolat. De l’index, j’étale le cacao sur ta joue, ton cou, et lèche consciencieusement chaque once de délice.

Je voyage sous ta peau. Je visite le sud, les paysages émouvants et les plaines arides, ton corps est le monde, la nuit infinie.

Les soirées sans parole me nourrissent l’âme. Sexe.

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